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novembre 10th, 2009 by Thierry Couprai

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novembre 25th, 2008 by Thierry Couprai

EXPLORATION

novembre 13th, 2008 by Thierry Couprai

(rediff)

J’ai fait un petit trou dans ma tête,
Et j’ai envoyé mes yeux,
Explorer cet endroit curieux,
Dommage qu’ils aient oublié leurs lunettes.

Ils se sont donc perdus,
Et moi, je n’ai rien vu.
Pour qu’ils retrouvent le jour,
Je suis parti à leur secours.

On se retrouve côté cœur,
Notre présence le met de mauvaise humeur,
Il nous dit, ça ne va pas la tête,
Sortez d’ici où je m’arrête !

Je me présente comme le propriétaire,
Heureux de faire sa connaissance.
Il me répond sans complaisance,
Qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Il ajoute, je n’ai ni maître ni loi,
Rien, pas même vous, ne me contrôle.
Jamais vous ne m’adressez la parole,
Vous pouvez donc vous passer de moi.

Alors le salaud a tout arrêté,
A l’extérieur on a conclu à un suicide,
Sortez-moi d’ici, c’est un homicide,
Et je peux le prouver !

La morale de cette histoire,
C’est qu’avec le cœur, pas de pacte,
Et avec les yeux mieux vaut prévoir,
Des verres de contact.

(texte modifié ou plutôt amélioré selon les conseils de Lucaerne)

MA VIE QUI PASSE

novembre 10th, 2008 by Thierry Couprai

(rediff)

Je vois ma vie qui passe,
Sans rien ni personne,
Et à l’ombre des années qui me chassent,
Je deviendrai sûrement aphone.

Je vois mon corps invisible,
Pour tous ces yeux de passage,
Affamés d’imperceptible,
Ne semant que l’oubli dans leur sillage.

Je vois mon cœur à la dérive,
S’échouer sur le moindre récif,
Et dans une marée de bave et de salive,
Se défendre à coups de griffes.

Je vois ma vie mutine,
Obstinée, comme l’écho qui résonne,
Et à l’ombre de ces gens qui me piétinent,
Je ne deviendrai sûrement personne.

QUELQUE CHOSE OU QUELQU’UN

novembre 7th, 2008 by Thierry Couprai

(rediff)

Je cherche comme un fou,
Quelque chose ou quelqu’un,
C’est en moi, ou c’est en vous,
Impalpable ou féminin.

Je m’accroche à un rien,
Pour quelque chose ou quelqu’un,
A un téléphone prisonnier,
D’une toile d’araignée.

Mais je ne trouve rien,
Et ma voix se perd,
Au fond de mes yeux si clairs,
Si clairs, que vous n’entendez rien.

Je sais qu’un jour,
Je trouverai ce dont j’ai besoin,
Même si ce n’est pas l’amour,
Ce sera quelque chose ou quelqu’un.

CE QUE J’AI PERDU

octobre 30th, 2008 by Thierry Couprai

(rediff)

Quand je respire ces herbes,
Je pense à mon enfance,
Que je viens de perdre,
Je voudrais qu’elle recommence.

J’ai perdu le goût de l’aventure,
Et aujourd’hui, ma vie se fane,
Comme ces fleurs dans la nature,
Que je cueillais pour la cabane.

Je m’inventais un univers,
Où régnait l’insolite,
Je croyais l’avoir découvert,
Comme les années passent vite.

Aujourd’hui, je m’invente un monde,
Où règne dans mes rêves,
Une belle fille blonde,
Que le réveil m’enlève.

Aujourd’hui, c’est une sentence,
De savoir ce que j’ai perdu,
Et toujours les hommes pensent,
Devenir ce qu’ils ne sont plus.

Le 02/11/08: Texte modifié suite commentaire de Lucaerne( pluriel enlevé sur belles filles blondes)

A QUOI CA SERT

octobre 25th, 2008 by Thierry Couprai

(rediff)

S’il faut toujours se plaindre et pleurer,
A quoi ça sert ?
Les belles causes trop nombreuses me fatiguent,
Je ne vois rien changer.
C’est moi, l’amuseur de pacotille,
Je gagne ma vie sur les problèmes des autres.
On m’écoute, on me sourit, je sais,
Je fais mon cinéma.

Je veux chanter autre chose,
Plus de sang, un jour peut-être.
Mais aurais-je assez de temps, ou de patience,
Je veux m’endormir une heure dans le silence oublié

Je peux aussi chanter le soleil,
Mais ça me brûle.
J’ai usé toutes mes belles phrases,
Qui rassurent.
Baladin de service,
Je jongle les mots, mais ne les rattrape jamais.
On m’écoute, on me sourit je sais,
Je fais mon cinéma.

Si je dois vivre en serrant les poings,
A quoi ça sert,
Si mes idées s’éteignent à mes pieds,
C’est mon enfer.
Messager de l’inutile,
Les mots s’envolent, invisibles, oubliés,
Je m’essouffle, mais c’est ma vie, c’est vrai,
Je fais mon cinéma.

ELECTROCHOC

octobre 24th, 2008 by Thierry Couprai

Les mots, parfois, n’ont plus d’importance,
Que je les écrive, où les prononce,
Ils me servent de bonne conscience,
Quand mon coeur est fait de ronces.

Souvent, sur toutes les ondes,
J’entends des chansons d’amour,
Elles me font supporter toute la haine du monde,
Mais plus je supporte, plus je deviens sourd.

L’espoir, n’est qu’un assemblage de lettres,
L’amour est patient, mais il suffoque,
Je vis souvent dans le paraître,
Il me faut des électrochocs.

Ma vie se chloroforme,
Et pour ranimer ce qu’il me reste d’humanité,
Avant que mon cœur ne s’endorme,
Montrez-moi des enfants affamés.

DU VENT DANS LES VOILES

octobre 19th, 2008 by Thierry Couprai

Ils sont nombreux les partis,
Qui veulent le bien du pays,
Mais ne jouent qu’à se contredire,
Pour un rien, histoire de nuire.

Nombreux sont les syndicats,
Chiens d’aveugles en hystérie,
Pour un simple morceau de gras,
Asphyxieraient tout le pays.

Ils ont gagné leurs galons,
Dans toutes les révolutions,
Devant leurs rêves de géant,
Je ne suis qu’un instrument.

Ces navigateurs sociaux,
Savent toujours d’où vient le vent,
Et prendre le bon courant,
Pour nous mener en bateau.

Tous ces moulins à paroles,
Qui vendent le rêve et l’espoir,
Et toutes ces promesses qui s’envolent,
Sont les amants du pouvoir.

NOUS NOUS SOUVIENDRONS

octobre 14th, 2008 by Thierry Couprai

Peux-tu te rappeler ma brune,
Quand le jour était déjà mort,
Nous avions un beau clair de lune,
Qui nous rapprochait plus encore.

Pour nous deux, le monde n’était plus,
Un amour allait bientôt naître,
La vie n’était qu’une inconnue,
Que nous avions fait disparaître.

Nous sentions la fraîcheur du soir,
Qui aurait du être immortel,
Je t’aurais acheté ce miroir,
Pour te voir élue la plus belle.

Nous regardions l’étoile polaire,
Et je pensais à ce présent,
Qui mourait comme cette lumière,
Qui s’effacerait avec le temps.

Il nous reste encore la mémoire
Que la vie ne pourra pas détruire,
Nous nous souviendrons de ces soirs,
Où nous avons cru nous enfuir.


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